Découvertes et randonnées au Sultanat d’Oman, le joyau d’Arabie – du 11 au 19 janvier 2019

Jour 1 : arrivée à Mascate et visites

A Paris il est 4h du matin, à Mascate il est 7h. C’est l’heure à laquelle notre avion se pose sur le tarmac poussiéreux du nouvel aéroport de Mascate, flambant neuf ! En voyant cet aéroport luxueux et surdimensionné, nous sommes en droit de penser que le sultanat est en train de prendre un réel tournant économique, celui du développement touristique de masse. Tout est mis en place pour faire venir les touristes du monde entier dans les années à venir. Le sultan Qaboos voue sa vie pour son pays, et ça se voit ! Et d’ailleurs, notre première journée sur le sol omanais commence par la visite de la Grande Mosquée du Sultan Qaboos, à quelques encablures de l’aéroport.

La mosquée du Sultan Qaboos, vue de l’extérieur

Le sultan en personne a fait bâtir cette mosquée pouvant accueillir 20 000 fidèles en même temps. Cet édifice incroyablement beau recèle le plus grand lustre du monde, ainsi qu’un des plus grands tapis au monde, rien que ça ! L’endroit est majestueux.
Après cette visite délicieuse, nous reprenons les 4x4 pour voguer vers le sud-est du pays. Nous nous arrêtons en route dans un petit coffee shop pour manger. Les coffee shop sont des petits « boui-boui » sans allures qui jalonnent toutes les routes du sultanat, et qui proposent des plats qui en ont, eux, de l’allure. On expérimente alors la très relevée cuisine omanaise, à base de lentilles, de riz, de légumes mijotés dans les épices, et de l’escellent rukhal, le pain traditionnel en forme de fine galette ronde. Les repas dans ces coffee shops deviendront une coutume tout au long de notre voyage, tant on y mange bien pour pas cher !
On reprend la route après manger, direction la réserve naturelle de Bandar Al Khairan pour une petite randonnée de “mise en jambe”. Sublimée par ses côtes échancrées et ses falaises qui dégringolent dans le bleu azur de l’océan Indien, cette réserve incite l’évasion de nos âmes envoutées par la singularité des lieux.

Les fjords d’Arabie, la réserve naturelle de Bandar Al Khairan

Nous descendons dans une petite crique, l’eau y est divine. Quelques heures plus tôt nous étions à Paris, par -1°C, et maintenant nous sommes dans l’océan Indien, l’eau est à 21°C. La magie du voyage…

L’océan Indien s’engouffre dans les criques paradisiaques de la réserve naturelle

Nous finissons la journée par la découverte de l’étrange Bimmah Sinkhole, ce gouffre calcaire de plusieurs dizaines de mètres de profondeur dans lequel nagent d’étranges êtres aveugles…
Après une nuit passée dans l’avion et une journée déjà bien remplie, nous profitons de ses dernières lueurs pour un bon repas au Wadi Shab Resort, notre lieu de séjour pour la nuit.

Jour 2 : Wadi Shab – Raz Al Jinz

Imaginez-vous un instant… “Vous vous réveillez en douceur, vous sortez de votre chambre, ébloui par les rayons du soleil qui caressent déjà votre visage, et vous descendez un escalier en pierre qui vous conduit tout droit dans l’océan Indien. Vous n’avez ensuite qu’à plonger dans une eau bien assez chaude pour un 13 janvier, afin d’observer les barracudas, les poissons clowns et les anémones qui remplissent cet océan de vie. Nous avons tous connu des réveils plus difficiles, c’est unanime…”

La piscine du Wadi Shab Resort, et l’océan Indien en toile de fond…

Nous prenons le petit-déjeuner en terrasse, devant l’océan. Après ce cauchemar de début de journée (ironie bien évidemment), direction le Wadi Shab, à deux pas d’ici. Ce canyon recèle des curiosités incroyables. Nous devons prendre un petit bateau pour traverser la rivière et rejoindre l’autre berge, là où le sentier débute.

Nous traversons la rivière du Wadi Shab à l’aide d’un bateau

Nous randonnons jusqu’au fond du canyon, parfois sur un sentier assez vertigineux suspendu au-dessus des gorges, entourés des palmiers dattiers, des orangers et des eaux turquoises qui descendent tout droit des montagnes alentours.

L’entrée du Wadi Shab, l’eau donne déjà envie d’y plonger…

 

Le fond du canyon abrite la seule végétation de la région : palmiers dattiers, orangers et acacias.

 

Le sentier s’élève parfois au-dessus du vide. Attention vertige !

Et justement, nous allons y plonger dans ces eaux chaudes et limpides du Wadi Shab. Après une centaine de mètres à remonter les bassins et les cascades au fond du canyon, nous arrivons devant une incroyable curiosité géologique. Une petite fracture dans la roche attire nos âmes d’explorateurs… Nous nous engageons dans ce minuscule passage, où seules nos têtes restent hors de l’eau. Quelques mètres plus loin, nous voilà dans un splendide bassin souterrain dans lequel se jette une cascade de plusieurs mètres. L’endroit est idyllique, c’est indescriptible.

Le bassin d’une eau limpide et chaude donne accès quelques mètres plus loin au “lac souterrain”

Nous reprenons les 4x4 pour voguer encore un peu plus au sud-est du pays. Nous visons Raz Al Jinz, la pointe la plus orientale du sultanat. C’est ici que des milliers de tortues marines viennent pondre chaque année. Après un moment de bonheur gustatif dans un coffee shop du village de Raz Al Hadd, nous parcourons une dizaine de kilomètre en 4x4 pour rejoindre une plage isolée. Il est 23h, et, à la lumière de nos frontales, nous scrutons l’endroit à la recherche éventuelle d’une ou plusieurs tortues venues pondre. Nous sommes ici sur un des plus grands sites de pontes au monde. Imprimée dans le sable, une trace toute fraiche nous fera regretter de ne pas être venus quelques minutes plus tôt. Malheureusement, ce soir, nous ne verrons pas de tortues, mais seulement des nids, des traces et des morceaux de coquilles d’œufs sur le sable, témoins d’une migration passée des jeunes tortues vers le monde marin, hostile à une si petite créature. Mais un joli spectacle nous est tout de même offert par d’étranges planctons luminescents qui viennent s’échouer sur la plage au grès des vagues.
« Dans l’eau, les microplanctons s’allument au contact des combinaisons de plongée. Un geste, l’eau s’illumine. Dans le monde de la fantaisie anglo-saxonne, les fées, les elfes vivent dans un halo. Leur corps scintille, enrobé de fluide phosphorique. Pendant ces heures de nage, j’ai l’impression de baigner dans l’inspiration du dessinateur britannique Brian Froud », Sylvain Tesson, Géographie de l’instant.

Jour 3 : Wahibah Sands, le désert de sable ocre

Ce matin, nous devons effectuer une assez longue migration occidentale, pour rejoindre l’intérieur du pays, là où les grains de sable virevoltent au grès des vents. Nous traversons en 4x4 des paysages arides et désertiques, au milieu desquels des petits villages semblent crouler sous la chaleur des étés passés. Des chèvres, des acacias chétifs, des tourbillons de poussière, et quelques coffee shop défilent sous nos yeux. Rien ne donne réellement envie de tomber en panne ici, le milieu est trop hostile.

Les paysages arides que nous traversons sont peuplés de chèvres, de dromadaires… et parfois de quelques Hommes qui vivent au milieu de rien, avec rien.

Une centaine de kilomètres plus à l’Ouest, nous voilà au pied du désert de sable ocre des Wahibah. Les dunes se découpent dans l’arrière-plan de Bidiyah, la ville porte du désert. S’offre ici, à celui qui ose prendre le temps de contempler, une véritable carte postale.
Nous entrons dans le désert en 4x4, par une des vallées qui séparent les crêtes sableuses de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Quelques kilomètres plus loin, nous garons les voitures à l’ombre d’un acacia.

Le désert, à perte de vue…

 

La crête sableuse, notre objectif du jour.

Nous entamons l’ascension d’une de ses crêtes des Wahibah, exercice ô combien facétieux tant nos pieds s’enfoncent dans le sable fin. Au bout de l’effort, il y a toujours une récompense.

Une fois sur le sommet de la crête sableuse, le spectacle est grandiose.

 

Le soleil entâme sa lente descente, nous allons nous poser ici pour observer sa disparition derrière les dunes lointaines…

Celle du jour sera de s’asseoir sur une dune, tous ensemble, de se sentir déconnectés de la rapidité d’un monde loin d’ici, et de profiter tout doucement de la lente descente du soleil à l’horizon. L’instant est incroyablement beau. Un nuancier de couleur ocre illumine le désert à mesure que le soleil bascule vers l’oubli et nous rappelle combien il est noble d’observer ce que notre environnement peut nous offrir.

Tous ensemble, on observe le coucher de soleil…

Nous installons le bivouac au milieu des dunes, sur un replat. Le vent se lève, et commence à lever le sable fin qui s’engouffre partout. Nous commençons à vivre les joies du bivouac dans le désert. Le sable s’immisce. Le sable nous imprègne. Une chose est certaine, nous allons longtemps repenser à cette nuit dans le désert quand nous retrouverons du sable dans nos sacs, dans quelques mois, voir quelques années. Tant bien que mal, Etienne essaye de nous faire à manger. Le riz n’aura jamais été aussi craquant ! Après quelques verres partagés autour du feu, nous nous endormons les uns après les autres, au milieu de ce désert des milles et une nuit.

Notre campement au milieu du désert, tels des bédoins !

Jour 4 : Wahibah Sands – Misfah

Nous nous réveillons avec le soleil…qui est voilé ce matin. Une nuit en bivouac dans le désert, c’est une expérience à vivre. Emmitouflés dans nos duvets, nous dormons par séquences au milieu desquelles nos yeux s’ouvrent sur un océan d’étoiles. La tempête de sable s’est assagie dans la nuit, laissant place ce matin à un calme aussi étendu que le désert lui-même.

Notre campement, au petit matin.

Nous plions le camp, et c’est reparti pour quelques kilomètres dans le sable afin de rejoindre les voitures. Nous marchons à travers les dunes habituellement balayées par les vents. Ici, l’anarchie apparente du relief est en réalité structurée par des formes parfaites. Les crêtes dunaires sont fines comme des lames de rasoir, le sable est lissé et parfaitement compacté en surface, les vaguelettes sont toutes comblées d’un sable ocre identique.

Sous un ciel légèrement voilé, nous découvrons encore un peu plus les facettes du désert.

 

Tandis que nos âmes d’enfants se réveillent…

 

…certains goûtent d’un peu plus près le sable fin du désert !

Bref, ici, tout est singulier.

Retour aux 4x4 !

Nous reprenons les voitures. Il faut maintenant sortir du désert. A quelques encablures de là, nous devons passer sur une petite dune de sable. La première voiture réussit à franchir la dune, mais pas la deuxième ! Elle reste ensablée ! Toute l’équipe se met alors à l’œuvre pour désensabler le 4x4 ! Il règne un petit air de Paris-Dakar au beau milieu du désert omanais. Finalement, nous ne mettrons pas si longtemps pour faire repartir le 4x4.

Mission : désensabler le 4x4 !

Nous finissons la journée quelques kilomètres plus au nord-est, dans les zones montagneuses du Sultanat.
Nous dormons ce soir à Misfah, un village ancestral blotti dans une magnifique palmeraie en terrasses. Des arbres fruitiers partout, des oiseaux qui volent et qui chantent, des canaux d’irrigation qui acheminent l’eau claire à tous les étages de la palmeraie… Toute la vie absente dans le désert semble se réfugier ici, dans cet écrin de nature préservé.

Misfah, une palmeraie incroyable et des cultures improbables.

La nuit dans cette maison traditionnelle et chaleureuse va être bonne. Le propriétaire nous accueille avec un café omanais et quelques dattes. Cette maison est celle de son grand-père, qu’il a rénové afin de pouvoir y accueillir des visiteurs. Le charme opère. La journée se termine par un délicieux repas sur le toit de la maison, sous les étoiles…

Promenade dans la palmeraie

Jour 5 : Le Grand Canyon d’Arabie

A Misfah, un coq vient sonner le glas de notre sommeil réparateur. Il est 7h. Une longue et belle journée nous attend.
Aujourd’hui, direction le Grand Canyon d’Arabie. Cet endroit est impressionnant, tant par ses dimensions que par sa splendeur. Ici, tout semble inaccessible. Des parois rocheuses verticales de 2000 mètres enlacent la petite rivière qui coule au fond du canyon. Nous marchons ce matin ici, tout en bas, dans le lit de cette rivière qui nait de l’inaccessible. Nos têtes se tournent vers le ciel pour distinguer les lèvres perchées de ce canyon, mais rien n’y fait, c’est haut. Nous ne voyons que la roche.

Randonnée au fond du Grand Canyon, impressionnant !

 

L’eau ruisselle dans le lit du canyon

Al Nakar est un village ancestral entouré de palmiers. C’est aussi le village qu’ont osé bâtir les vieux Omanais au fond du canyon. Il faut y venir ici, et surtout ne pas craindre que les centaines de mètres de roches qui entourent le village ne leur tombent sur la tête…

10km au fond du canyon le matin, 8km l’après-midi sur ses lèvres, 2000m plus haut.

Une dizaine de kilomètres de randonnée matinale plus loin, et nous voilà reparti en direction cette fois-ci du haut du canyon. Nous sommes sur les lèvres du canyon. Un chemin tracé sur une terrasse calcaire perchée au-dessus du vide nous conduit vers un lac suspendu. Le sentier du vertige…

Le sentier du vertige, et en face le Djebel Shams, la montagne du soleil, le point culminant de la péninsule arabique.

Le Djebel Shams, la montagne du soleil, nous fait face. La luminosité est incroyable. Nous profitons des dernières lueurs du jour qui éclairent le Grand Canyon pour s’imprégner de ce lieu d’exception. Nous finissons à la lumière de nos frontales, là-haut…

Le sentier, tracé à flan de paroi, est vertigineux !

 

La luminosité baisse, nous allons finir à la lueur de nos frontales.

Une belle journée de randonnée s’achève, une bonne nuit de sommeil s’annonce. Nous dormons ce soir dans des tentes arabes, à 2000 m d’altitude, au pied du Djebel Shams.

Le coucher de soleil, unique !

Jour 6 : ascension du Djebel Shams (3060m)

Nous nous réveillons ce matin au pied de la plus haute montagne omanaise. Le soleil est déjà bien au rendez-vous de cette longue journée de randonnée qui nous attend. Et oui, aujourd’hui, on grimpe au sommet du Djebel Shams, “la montagne du soleil”. 3060 mètres d’altitude, point culminant de la péninsule arabique. Nous bivouaquerons au sommet, dans quelques heures.

Nous quittons nos tentes arabes tout confort (à droite sur la photo) pour un bivouac au sommet…

L’ascension est longue et technique. Après quelques centaines de mètres à marcher dans les rocailles et parmi les acacias qui semblent subsister malgré la chaleur écrasante, nous voilà sur les bords du grand canyon, à nouveau.

Nous randonnons sur le bord du Grand Canyon.

L’air s’engouffre dans cette échancrure naturelle de plusieurs centaines de mètres de profondeur pour venir rafraîchir nos visages. Le panorama est de plus en plus époustouflant à mesure que nous gagnons des mètres de dénivelé.

Notre guide Etienne, avec tout le bivouac sur le dos, sur un surplomb rocheux qui domine le Grand Canyon

 

Après 6h d’ascension, on distingue le sommet.

6h après notre départ, nous voilà sur l’arête sommitale. De l’autre côté, “la montagne du soleil” dégringole en une paroi verticale dont on ne distingue plus le pied… Le soleil distille ses derniers rayons sur cette montagne qui porte son nom.

Une fois sur l’arête sommitale, on distingue l’autre côté de cette montagne incroyable.

 

Les lumières sont belles.

La luminosité est incroyable. En silence, nous sommes tous en train d’observer le coucher du soleil depuis le plus haut point de la péninsule arabique… Un instant magique.

Le coucher de soleil depuis le Djebel Shams, “la montagne du soleil”.

Nous bivouaquons ce soir sous un ressaut rocheux, comme nous pouvons. C’est l’aventure, la vraie ! Le vent se lève, il fait froid là-haut. Le feu nous réchauffe, fort heureusement. Etienne prépare une soupe de lentille corail lait de coco dans un petit coin à l’abri des bâches que nous avons installé. Le vent fait rage, mais nous luttons grâce à la convivialité de l’instant. Dans ces moments, on se sent vivant, il est bien là le principal. Glissés dans les duvets, notre seule zone de confort dans l’instant, tout le monde s’endort au coup par coup, sous un splendide ciel étoilé.

On se réchauffe auprès du feu. Le vent raffraichit l’atmosphère…

Jour 7 : Djebel Shams – Nizwa

Nous entamons notre avant-dernière journée au Sultanat par un lever de soleil depuis le plus haut sommet de la péninsule, le Djebel Shams. Après une nuit passée sous un surplomb rocheux emmitouflés dans nos duvets à combattre le froid, nous gagnons un à un le bord de la paroi pour observer les premiers rayons du soleil.

Après une nuit à essayer de dormir comme nous le pouvions, les premiers rayons du soleil viennent réchauffer les âmes…

Il apparait progressivement à l’horizon dans un éventail de couleurs changeant à chaque seconde. La brume matinale se dissipe d’entre les vallées, le soleil monte dans le ciel orangé… et le vent continue d’éroder notre capital chaleur. Heureusement, grâce aux âmes dévouées du groupe, le feu a persisté toute la nuit, et ce matin, il nous réchauffe.

La brume dans les vallées se dissipe à mesure que le soleil se lève.

 

Les premiers rayons du soleil viennent taper sur la paroi du Djebel Shams.

A l’aube, Guillaume et Etienne partent récupérer les 4x4 et vont les monter au camp militaire afin de tous redescendre plus rapidement. Le souk de Nizwa nous attend pardi ! Les autres marcheront jusqu’au sommet du Djebel Shams pour ensuite se rendre au lieu de rendez-vous des voitures. Le plan est simple. Trop simple. Il faut bien compliquer un peu les choses… A l’entrée du camp militaire, le garde-barrière n’autorise qu’une seule voiture à monter. On négocie. Rien à faire, et en plus il vient avec nous ! Le calcul est vite fait : nous serons 10 à descendre dans une voiture 7 places, avec tous les sacs… et 1 militaire ! Heureusement, le militaire redescendra finalement avec une autre voiture. Nous sommes donc 9, entassés dans le 4x4 plein à craquer, et nous devons rouler 8 km sur une piste. Nous disions quoi hier ? Ah oui, l’aventure, la vraie !

Un petit selfie pour immortaliser le moment !

Quelques heures plus tard, nous voilà à Nizwa, cité omanaise ancestrale. On y mange à l’ombre des ficus, à deux pas du souk. Mais avant de déambuler dans ce dernier, en guise de digestion, direction un antique canal d’irrigation dans lequel des poissons Garra rufa viennent nous nettoyer les pieds.

Nettoyage des pieds gratuit !

 

L’eau à 30°C, rien de tel après 2 jours de randonnée en montagne.

L’eau est à 30°C. Après l’effort, le réconfort… La douceur de l’eau caresse nos peaux encrassées par deux jours de randonnée en montagne. Après une petite visite dans le souk, nous filons vers Mascate.

Jour 8 : visite de Mascate, et retour en France

Mascate, capitale en pleine expansion du sultanat d’Oman, est un véritable reflet du mélange ethnique qui compose la population du pays. Omanais, indiens, pakistanais, iraniens et Bangladais vivent en harmonie dans un pays où il fait bon vivre.
Nous nous réveillons ce matin dans un des nombreux nouveaux hôtels de luxe en périphérie de Mascate. Nous n’avons que la matinée pour découvrir la capitale, nous nous envolons à 14h45. Qu’à cela ne tienne ! Notre chauffeur de taxi s’improvise en guide touristique le temps d’une matinée. Nous visitons le Souk de Matrah et le marché au poisson, et nous passons devant le palais du sultan, l’opéra, les grandes écoles pendant qu’il nous raconte la vie de l’adoré sultan Qaboos.

Le marché aux poissons de Matrah.

 

Le vieux souk de Matrah, l’occasion de se faire “habiller” à la mode omanaise.

Nous n’aurons perdu aucune minute de ce voyage aux mille saveurs. Sur le tarmac, nous nous imprégnons une dernière fois de l’air chauffé à plus de 25°C. A Paris, la météo annonce -1°C, choc thermique garanti !
A très bientôt Oman, nous espérons revenir dès l’hiver prochain pour déguster tes plats épicés, pour observer tes couchers et tes levers de soleil uniques, pour se baigner dans tes eaux chaudes et limpides et pour rencontrer de nouveau tes habitants accueillants et chaleureux.
« Une publicité dans un journal : « Allumez X (une marque de téléviseurs), et mettez le monde en veille autour de vous ! ». Je préfère éteindre la télé et allumer le monde autour de moi. Apollinaire professait qu’ »il est grand temps de rallumer les étoiles ».